De la boue épaisse tombe sur le sol. Cinq hommes vêtus de salopettes pompent la boue depuis un camion jusqu’à la chambre de culture dans la champignonnière. C’est écrit « terre de gobetage » sur le camion. Ils approvisionnent les 14 bacs à champignons de la chambre avec du compost. Les bacs sont recouverts d’une bâche. On la retire et une couche régulière de compost, recouverte de terre, bouge avec elle.

Vous voyez ces grains ? demande Peter van Asseldonk. Il possède une grande ferme à champignons à Boekel. Peter cueille un grain du compost. « Du mycélium pousse dessus, ce sont les fils fongiques qui font germer les champignons. Venez voir l’autre chambre. », déclare Peter. « Ici vous pouvez voir la prochaine étape de la pousse »

Dans le noir, des points blancs apparaissent ; il y en a des millions sur le dessus de la terre noire. Ils ne ressemblent pas encore à des champignons. « La terre de gobetage aide à maintenir le bac humide » explique Peter. C’est de la tourbe du Nord de la Russie ; aucune autre matière ne retiendrait l’humidité comme la tourbe le fait » Il explique « les champignons sont un produit naturel. Ils ne pousseront que si vous copiez méticuleusement la nature »

« C’est ce que je fais : je crée l’automne dans une champignonnière »

Pour y parvenir, Peter garde la chambre de culture chaude et agréable, à peu près à 23°C. Une fois qu’il voit que le mycélium s’est répandu partout, la température baisse, jusque environ 17°C. « Ce que je vois dans le mycélium ? C’est un secret de producteur de champignons ! » dit Peter en souriant.

Le choc de température est le signe que le mycélium commence à faire germer les champignons. « C’est la même chose dans la nature. Le mycélium pousse très bien dans un climat doux d’automne, et après une tempête d’Octobre, les champignons commenceront à apparaître. » Après cela, Peter gardera une température constante de 18°C. Les champignons poussent mieux à cette température, ils pousseront de 3cm en une semaine ; la taille normale pour la récolte. Peter livre 200 000 kilos par semaine ; c’est 20 camions remplis.

Il rentre dans une chambre de culture qui va bientôt être récoltée. Aucun morceau de terre noire n’est visible. Tous les bacs sont remplis de champignons, comme des champs remplis de ballons de foot blancs. « Vous ne pouvez jamais être sûr si ça a fonctionné ou non. Les champignons sont un produit naturel. J’ai beaucoup d’aide technique, mais à la fin la qualité du travail dépend de ma réussite ». Satisfait de lui, Peter éteint la lumière.

Vous désirez en savoir plus?

Jetez un œil au site internet de la ferme de champignons de la famille Van Asseldonk.

Rendez visite à notre producteur !

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